Jardiner au travail pour fédérer vos employés

Jardiner au travail pour fédérer vos employés

Tirer parti de leur pause pour faire un peu de jardinage, planter, arroser, désherber… aiderait à réduire le stress des employés. En France et même de l’autre côté de l’Atlantique, cette tendance est bien établie.

Les « jardins d’entreprises » s’immiscent progressivement dans les entreprises européennes. En France, ils sont de plus en plus nombreux et apparaissent sur les toits de l’entreprise, les balcons ou dans leurs jardins. Se salir les mains pour mieux profiter des fruits de votre travail est en effet une activité particulièrement relaxante. Aux États-Unis, le phénomène est tellement ancré qu’ils parlent de « gardening therapy » – thérapie de jardinage. Toyota, PepsiCo, Kohl, Google, Yahoo et beaucoup d’autres encouragent leurs employés à consacrer une partie de leurs pauses au jardinage. Selon une étude réalisée en Oregon en 2011, travailler dans un environnement lié à la nature améliorerait le rendement du personnel et pourrait réduire l’absentéisme de 10%.

Cédric Jules, co-fondateur de Macadam Gardens, une start-up spécialisée dans les jardins communs urbains à Toulouse : « Pour la société, le potager peut avoir un double objectif : il peut être productif (pour approvisionner la cantine, par exemple), mais il est également intéressant du point de vue de la culture d’entreprise et de la détente. Bien sûr, l’un n’exclut pas l’autre. »

Des peurs infondées

En Belgique, bien que des associations comme la Lateral Thinking Factory soutiennent ce type d’initiative, il n’y en a pas beaucoup. « Cependant, c’est réellement possible. En 2013, nous avons mené une étude pour l’IBGE sur le développement de l’agriculture urbaine à Bruxelles et identifié un ensemble de sites qui pourraient être utilisés pour cela », explique Michael Moradiellos, le fondateur de l’entreprise.

Beaucoup d’entreprises sont abandonnées par la structure de leur immeuble. Une erreur selon Cédric Jules : « Toit plat, jardin, terrasse… Tout est possible. De grands projets peuvent être conçus même sur de petites surfaces. »

Un autre frein : la pollution. « Mais les gens ont tort, selon Cédric Jules. Dans la ville, la pollution provient principalement de métaux lourds qui ne montent pas à plus de 5 mètres du sol. En haut, il n’y a pas de risques de pollution. » Michael Moradiellos ajoute : « Les cultures peuvent également être cultivées à l’intérieur, en utilisant des ressources comme la chaleur, les déchets de la cantine ou même l’eau sale. En outre, cela améliore la qualité de l’air dans le bâtiment. »

Enfin, dans notre pays froid, la météo est un autre découragement. Cédric Jules : « La qualité des récoltes dépend de l’ensoleillement. Même dans un climat tempéré, toutes sortes de fruits et légumes peuvent être cultivés : il suffit de sélectionner les bons. »

Il ne se laisse pas non plus décourager : « Au cours des dernières années, nous avons vu un véritable intérêt renouvelé pour le jardinage. Les scandales alimentaires jouent également leur rôle : plus que jamais, les gens s’inquiètent de ce qu’il y a dans leurs assiettes. Les potagers d’entreprise ont un avenir prometteur. » En voici la preuve : certaines entreprises pionnières l’expérimentent, comme IBGE, qui possède un potager depuis plusieurs années maintenant à son siège social à Woluwe-Saint-Lambert.


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